Rubus mucronulatus Boreau (nom2)

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Nom scientifique retenu: Rubus mucronulatus Boreau [1857, Fl. centre France ed. 3, 2 : 196]
Numéro nomenclatural (TB) : 58283
Numéro INPN (MNHN) : 119224
Permanent identifier IPNI : 738513-1

Voir la fiche taxonomique.

Protologue

Données générales

  • Désignation : Rubus mucronulatus Boreau
  • Graphie originale : R. mucronulatus. Bor.
  • Référence bibliographique : Boreau A., 1857. - Flore du centre de la France, édition 3, 2 : 196.
  • Date de distribution : sur la période du 02/03/1857 au 31/12/1857 (Cowan et Stafleu, Taxonomic litt., ed. 2, p. 279, 1976).

Données techniques

  • Combinaison : Rubus mucronulatus.
  • Rang : espèce.
  • Autonyme : non.
  • Statut nomenclatural : nom légitime.
  • Conservation ou rejet nomenclatural : non.
  • Mode de typification : indirect.

- Nom remplacé : *Rubus mucronatus A.Bloxam [in Kirby, 1850, Fl. Leicestershire : 43], nom. illeg., non Rubus mucronatus Ser. [in DC., 1825, Prodr., 2 : 56].

Vision de l'auteur

  • Motif de la publication : nom de remplacement.
  • Hybridité : non.
  • Parents indiqués : ne s'applique pas.

Vision actuelle

  • Analyse de la publication : nom de remplacement.
  • Hybridité : non.
  • Parents indiqués : ne s'applique pas.

Contexte : publication

  • Type d'ouvrage : flore.
  • Territoires géographiques concernés : Centre de la France et Bassin de la Loire.
  • Groupes taxonomiques concernés : plantes vasculaires et Characées.
  • Mises en gardes particulières : non.
  • Indication des rangs taxonomiques : claire.

Retranscription

  • Volume 1, page 182-186 : clé dichotomique non retranscrite ici.
  • Volume 2, page 196 :

"755. R. mucronulatus Bor. (R. mucronulée.) R. mucronatus. Bloxam ! non Sering. — Tige foliifère grêle, cylindracée ou un peu anguleuse, plus ou moins chargée, surtout à la base, de poils mêlés de quelques glandes, et d'aiguillons grêles, petits, droits, ou inclinés ; feuilles minces, vertes, pubescentes en dessous, quinées ou ternées, foliole terminale cordiforme orbiculaire, ou ovale élargie, subitement terminée en pointe courte, les latérales brièvement péliolulées, pétiole semi-cylindrique à aiguillons grêles, crochus, rameaux florifères dressés anguleux au sommet, velus, glanduleux, à feuilles ternées, et à aiguillons très grêles, inclinés ; panicule petite, pauciflore, à rameaux 1-2, rarement 3 flores, à axe chargé ainsi que le calice,"

  • Volume 2, page 197 :

"d'une villosité épaisse tomenteuse grisâtre, entremêlée de glandes et de soies, sépales vert-blanchâtres, acuminés à la fin réfléchis ; fruit noir, à carpelles assez gros peu nombreux. Juillet. Bois. R. — Cher. Forêt d'Allogny."

Elément validant n°1

  • Lieu de publication : volume 2, page 196.
  • Type : synonymie.
  • Usage nomenclatural : oui.
  • Retranscription : "R. mucronatus. Bloxam ! non Sering."
  • Ecriture standardisée : Rubus mucronatus A.Bloxam [in Kirby, 1850, Fl. Leicestershire : 43], nom. illeg., non Rubus mucronatus Ser. [in DC., 1825, Prodr., 2 : 56].
  • Localités : aucune localité associée à ce nom.

Elément validant n°2

  • Lieu de publication : volume 2, pages 196-197.
  • Type : description.
  • Usage nomenclatural : non.
  • Retranscription : "Tige foliifère grêle, cylindracée ou un peu anguleuse, plus ou moins chargée, surtout à la base, de poils mêlés de quelques glandes, et d'aiguillons grêles, petits, droits, ou inclinés ; feuilles minces, vertes, pubescentes en dessous, quinées ou ternées, foliole terminale cordiforme orbiculaire, ou ovale élargie, subitement terminée en pointe courte, les latérales brièvement péliolulées, pétiole semi-cylindrique à aiguillons grêles, crochus, rameaux florifères dressés anguleux au sommet, velus, glanduleux, à feuilles ternées, et à aiguillons très grêles, inclinés ; panicule petite, pauciflore, à rameaux 1-2, rarement 3 flores, à axe chargé ainsi que le calice, d'une villosité épaisse tomenteuse grisâtre, entremêlée de glandes et de soies, sépales vert-blanchâtres, acuminés à la fin réfléchis ; fruit noir, à carpelles assez gros peu nombreux. Juillet. Bois. R."
  • Localités :

- "Cher. Forêt d'Allogny." Pays : France. Département : Cher. Commune : non renseignée. Localité : Forêt d'Allogny. Latitude : 47,214513. Longitude : 2,345665. Précision : 5000 m.

  • Commentaire : cette description concerne un taxon différent de *Rubus mucronatus A.Bloxam, bien qu'elle pourrait lui convenir. Voir commentaires généraux pour plus de détails.

Elément validant n°3

  • Référence bibliographique : volume 1, page 183.
  • Type : diagnoses multiples (clé d'identification).
  • Usage nomenclatural : non.
  • Retranscription : à compléter.
  • Taxons comparés :

- Rubus cinerascens Boreau distinct par : "foliole terminale ovale acuminée" ("subitement cuspidée" chez R. mucronulatus).

- R. lejeunei Weihe, R. menkei Weihe, R. rosaceus Weihe, distincts par : "folioles grossièrement dentées à dents très inégales" ("finement denticulées" chez R. mucronulatus).

- R. apiculatus Weihe, R. scaber Weihe, R. schleicheri Weihe, R. thyrsiflorus Weihe, distincts par : "aiguillons des tiges principales recourbés" ("droits ou inclinés" chez le groupe d'espèces contenant R. mucronulatus).

- R. genevieri Boreau, R. vestitus Weihe, distincts par : "feuilles blanches tomenteuses en dessous" ("vertes dessous ou seulement un peu grisâtres" chez le groupe d'espèces contenant R. mucronulatus).

- R. bloxamii (Bab.) Lees, R. bracteatus Boreau, R. foliosus Weihe, R. fusco-ater Weihe, R. hystrix Weihe, R. infestus Weihe et Boenn., R. koehleri Weihe, R. lingua Weihe, R. pygmaeus Weihe, R. radula Weihe, R. reichenbachii Weihe, R. rudis Weihe, distincts par : "feuilles des tiges principales presque toutes quinnées-digitées" ("la plupart ternées" chez R. mucronulatus).

- à compléter.

  • Commentaire : cette clé est en accord avec la description, mais en conflit avec la synonymie, Rubus mucronatus A.Bloxam ayant des feuilles des tiges principales généralement 5-foliolées. Par ailleurs, il faut se rappeler que cette clé dichotomique a été réalisée à une époque où l'on connaissait encore très mal les espèces françaises. La plupart des noms d'espèce sont donc ici à revoir.

Commentaire nomenclatural

Ce protologue, pourvu d'une description et d'une synonymie, a été interprété de deux manières : 1) publication d'un nom nouveau pour Rubus mucronatus A.Bloxam., nom. illeg., cité en synonymie ; 2) publication d'une espèce nouvelle sur la base de la description de cette plante découverte en Forêt d'Allogny dans le Cher. La plupart des botanistes ont adopté la nomenclature de Boreau pour R. mucronatus A.Bloxam, et l'ont fait sans aborder la question de savoir si la plante du Cher et R. mucronatus A.Bloxam décrit d'Angleterre, sont bien la même espèce, et sans aborder non plus la question du statut nomenclatural de R. mucronulatus Boreau, afin de trancher la question sur le fait qu'il s'agit soit d'un nom nouveau pour R. mucronatus A.Bloxam, soit d'un nom pour un taxon nouveau décrit du Cher que Boreau a par ailleurs considéré identique à R. mucronatus A.Bloxam (Babington, Man. Brit. bot., ed. 5, p. 103, 1862 ; Smith in Sowerby et al., Engl. Bot., 3, p. 178, 1864 ; Babington, Brit. Rubi, p. 159, 1869, etc.). Le premier botaniste ayant formellement fait la part des choses entre Rubus mucronatus A.Bloxam et la plante décrite par Boreau, et à avoir proposé une distinction nomenclaturale, semble avoir été Henri Sudre (1862-1918). Ce dernier considéra alors que le taxon décrit par Boreau était celui qui devait conserver l'épithète mucronulatus créée par Boreau, et que R. mucronatus A.Bloxam était un autre taxon qui devait recevoir un nom de remplacement, que Sudre nomma Rubus mucronifer Sudre (Bull. Soc. Et. Sci. Angers, n.s., 31, p. 104, 1902). Cependant, cette analyse de Sudre va à l'encontre des règles de nomenclature actuelles. En effet, l'art. 6.11 (ICN) semble s'appliquer ici, Boreau ayant clairement eu l'intention de donner un nom nouveau pour un nom qu'il signale comme illégitime, et ayant par ailleurs rattaché une plante française à ce taxon décrit d'Angleterre. Cette dernière analyse est d'ailleurs celle qui va dans le sens de l'usage. C'est ainsi que l'utilisation du nom R. mucronulatus Boreau pour désigner R. mucronatus A.Bloxam continue encore aujourd'hui (Weber, Abh. Westf. Museum Naturk., 47(3), p. 290, 1986 ; Edees et Newton, Brambles Brit. Isles, p. 147, 1988).

Commentaire taxonomique

Selon Henri Sudre (1902, loc. cit.), la plante du Cher décrite par Boreau et R. mucronatus A.Bloxam n'appartiennent pas à la même espèce. C'est également l'avis de plusieurs spécialistes actuels (notamment Heinrich E. Weber, Jean-Marie Royer et David Mercier). Voici d'ailleurs, en complément en descriptions, l'image du spécimen que Boreau a utilisé pour écrire sa description : ANG (MBAng.2014.0.1315). "N°28 Rubus Sprengelii W. N. ? - Cher. Forêt d'Allogny, Carrefour de Bouthillier - 3 7bre 1852 - Ex Herb. Ripart - AD" (AD étant ici la signature Alfred Déséglise) Spécimen numérisé dans le cadre du programme eRecolnat. L'espèce décrite du Cher a été récemment découverte en Forêt de Tronçais (Allier) lors de la rencontre batologique française de l'année 2019 (compte rendu archivé dans le projet Atelier Rubus hébergé par le site Tela Botanica). Il semble s'agir d'une espèce endémique à la France. Par contre, l'espèce décrite d'Angleterre (R. mucronatus A.Bloxam, nom. illeg.) est une espèce d'Europe du Nord, actuellement inconnue en France. D'après Sudre (1902, loc. cit., p. 105), la plante d'Angleterre, pour laquelle il publie le nom R. mucronifer Sudre, se distingue par "son turion plus anguleux, plus robuste, à aiguillons peu inégaux ; par ses folioles suborbiculaires plus longuement pétiolulées, nettement cuspidées, ordinairement au nombre de 5 ; par ses rameaux peu ou point scabres, son inflorescence plus allongée, à pédoncules moins étalés, ses étamines longues, à anthères poilues, etc.".

Typification

Typification indirecte

  • Basée sur le type d'un basionyme : non.
  • Basée sur le type d'un nom remplacé : oui.

Nom remplacé : *Rubus mucronatus A.Bloxam [in Kirby, 1850, Fl. Leicestershire : 43], nom. illeg., non Rubus mucronatus Ser. [in DC., 1825, Prodr., 2 : 56].

  • Autonyme basé sur le type du nom de rang supérieur  : non.

Typification directe principale

Types désignés par l'auteur
  • Holotype : non.
  • Isotypes : non.
  • Paratypes : non.
  • Syntypes : non.
Types désignés a posteriori
  • Lectotype : non.
  • Isolectotypes : non.
  • Néotype : non.
  • Isonéotypes : non.

Typification directe additionnelle

  • Epitypes : non.

Autre matériel original

Non.

Commentaires

Aucune typification indirecte formelle de ce nom ne semble avoir été publiée à ce jour. Weber (Abh. Westf. Museum Naturk., 47(3), p. 290, 1986), retient le nom R. mucronulatus Boreau pour l'espèce qu'il présente dans sa monographie, en indiquant en synonymie R. mucronatus A.Bloxam , mais sans indiquer qu'il est le nom remplacé ; et cet auteur précise que la typification de R. mucronatus A.Bloxam de Edees et Newton est encore inédite. Edees et Newton (Brambles Brit. Isles, p. 147, 1988) retiennent eux aussi le nom R. mucronulatus Boreau pour l'espèce qu'ils présentent, et désignent ensuite un spécimen type pour Rubus mucronatus A.Bloxam placé en synonymie. Mais ces derniers auteurs n'indiquent rien du lien nomenclatural qui relie les deux noms. Il s'agirait donc de formaliser les choses, soit dans le sens de cette typification indirecte, soit de le sens d'une typification directe sur le spécimen récolté dans le département du Cher.

Noms basés sur le même type

Publications nomenclaturales associées au même type

Liens